Le British Medical Association définit l’hypnose en 1955 comme « un état passager d’attention modifiée chez le sujet, état qui peut être produit par une autre personne et dans lequel différents phénomènes peuvent apparaître spontanément ou en réponse à différents stimuli verbaux ou autres. Ces phénomènes comprennent un changement dans la conscience et la mémoire, une susceptibilité accrue à la suggestion et l’apparition chez le sujet de réponses et d’idées qui ne lui sont pas familières dans son état d’esprit habituel. En outre, des phénomènes comme l’anesthésie, la paralysie, la rigidité musculaire et des modifications vasomotrices peuvent être, dans l’état hypnotique, produits et supprimés. »

Depuis plusieurs années, les études en neurosciences effectuées grâce aux IRM s’intéressent de plus en plus à l’hypnose et ont démontré l’efficacité des suggestions hypnotique sur les réponses neuronales. On a constaté que le sujet sous hypnose a une activité cérébrale différente qu’un sujet en état de vieille ou de sommeil, les fonctions motrices, sensorielles et oculaires s’activent dans le cerveau.

En France en 1998, une équipe scientifique a prouvé l’existence d’un état physiologique propre à l’hypnose. Les images prises par tomographie par émission de positron (TEP) montrent une réelle différence d’au moins quatre zones du cerveau, par rapport à l’état de veille ordinaire, celui de rêverie éveillée ou même de visualisation.

Aujourd’hui reconnue par le Conseil de l’Ordre des Médecins et la Haute Autorité de Santé, l’hypnose est un processus naturel, qui prend forme dans notre inconscient. La thérapie par l’hypnose est de plus en plus utilisée dans les grands hôpitaux de France (Amboise Paré, Institue Curie, Centre Hospital-universitaire de Paris 6 etc…), entre autres dans les blocs opératoires, en complément ou en remplacement de l’anesthésie locale et même générale, et dans les Centres de la douleur pour le traitement des douleurs chroniques.

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